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“Après développement“
Réseau des Objecteurs de Croissance pour l’Après-Développement - ROCADe
« Vivre simplement pour que d’autres simplement puissent vivre » GANDHI
De l’après développement à la convivialité :
Pour libérer l’avenir
Face aux constats des effets néfastes des politiques de
développement à la fin des années 70, un nombre croissant
d’auteurs et d’acteurs a entamé une réflexion
visant à déconstruire les fondements du mythe du développement
( remise en question de l’idéologie du progrès scientifique,
de la croissance économique, de l’institution scolaire « républicaine »...).
Une partie de ces auteurs s'est rassemblée dans un courant que
l’on a appelé « l’après-développement ».
Pour ce qui est d’une définition de l’aprèsdéveloppement,
la question se pose toujours. En effet, comment peut-on définir
quelque chose qui n’existe pas encore et qui se veut radicalement
différent de tout ce que nous avons connu jusqu’à
présent. « On ne résout pas un problème
avec les modes de pensées qui l’ont engendrés »
(A. Einstein). Ce n’est que lorsque l’ère du développement
sera révolue qu’il sera possible de définir précisément
l’après-développement. De plus le relativisme culturel
et le souci de non-violence dont sont empreintes ces démarches
incitent à laisser chacun, individu, collectif, peuples, à
formuler sa propre définition et à s’auto-déterminer
en fonction de son environnement et de ses croyances, dans le respect
de la vie...
Néanmoins, il semble fort probable que l’agriculture soit l’un des « champs » qui se prête le mieux à cette redéfinition de nos modes de vie. L’après-développement passera nécessairement par une réappropriation de notre capacité à satisfaire nos besoins vitaux, avec en premier lieu, celui de se nourrir. Il est en outre urgent de se sortir d’une agriculture intensive, productiviste de gaspillage à outrance (pour les pays du Nord) et qui conduit à l’asservissement des paysans et à l’appauvrissement de la biodiversité terrestre.
Pour replacer l’humain au cœur de nos préoccupations, il convient de se réapproprier le pouvoir de « décider nos vies », dans le souci d’un rapport respectueux aux autres et à la nature. Cette réappropriation politique doit se faire dans un esprit de « convivialité ».
La convivialité, selon Ivan Illich, est définie dans le
rapport à l’outil de l’être humain, des groupes
sociaux. L’outil devant servir à l’être humain
et le corps social et non pas l’inverse comme dans une société
industrielle. La convivialité ne doit également nuire à personne.
En ce sens, les sociétés conviviales s’opposent à
la société industrielle, financière et médiatique
du XXIème siècle. Enfin, la recherche d’autonomie
est au cœur des démarches des sociétés conviviales. |
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